Au Poulailler, on a l’habitude de picorer les belles histoires. Et celle des Petits Chanteurs d’Asnières mérite largement quelques grains de plus. Quatre-vingts ans d’histoire, des milliers d’enfants, des tournées aux quatre coins du monde… et une passion qui, elle, n’a pas pris une ride.

À quelques heures de leur concert à Oraison, Plumes en Vadrouille est allé rencontrer Christian Germain. Ancien Petit Chanteur devenu chef de chœur, il incarne à lui seul cette incroyable transmission.
Tout commence en 1946. Une colonie de vacances, quelques enfants qui chantent… et une aventure qui ne s’arrêtera jamais.
Au fil des années, la chorale accompagne de grands artistes, avant de donner naissance aux célèbres Poppys et à leur hymne inoubliable : « Non, non, rien n’a changé ».
Mais lorsque l’on demande à Christian Germain quel est le véritable secret de ces 80 années d’existence, la réponse tombe sans hésitation :
« C’est avant tout un esprit de famille. »
Lui-même est arrivé à huit ans. Aujourd’hui, il dirige les jeunes qui prendront un jour sa relève.
Au Poulailler, on aime ce genre d’histoire. Ici, on ne fait pas que chanter. On apprend à prendre confiance en soi, à grandir ensemble, à se dépasser… et parfois à parcourir le monde. Guadeloupe, Tahiti, Italie, Allemagne, Hollande… autant de souvenirs gravés dans les plumes de plusieurs générations.
Aujourd’hui, près de 45 jeunes, de 8 à 25 ans, poursuivent cette belle aventure.
Les répétitions s’organisent tout au long du mois avant de réunir tout le monde pour une grande répétition générale.
Et bien sûr, impossible d’échapper au moment que tout le public attend…
Lorsque résonnent les premières notes de « Non, non, rien n’a changé », ce sont plusieurs générations qui chantent ensemble.
Pour leurs 80 ans, les Petits Chanteurs d’Asnières préparent également un grand rassemblement des anciens choristes ainsi qu’un gala exceptionnel à Asnières à la fin du mois de novembre.
Le coup de bec du Poulailler
Au Poulailler, on est repartis avec une certitude : certaines aventures ne vieillissent jamais.
Elles changent simplement de voix…
Et vendredi soir, à Oraison, elles ont fait chanter petits… et grands.
Au poulailler, les plus belles histoires ne prennent jamais la poussière… elles reprennent simplement leur envol.
Reportage réalisée par Véronique Basso pour Plumes en vadrouille
